(Zonebourse.com) - Les annonces triomphales de Trump sur Ormuz -à chaque fois non suivies d'effet- euphorisent les marchés, les démentis iraniens entrainent des réactions très atténuées de Wall Street. Le ministère iranien des Affaires étrangères, Mohsen Rezaei, affirme qu'aucune réponse n'a été donnée pour l'instant, aux propositions US, contredisant les affirmations de Trump et d'Axios sur des " progrès considérables ".
Peut-être que tous les interlocuteurs iraniens ne parlent pas d'une même voix (pure hypothèse), mais Mohsen Rezaei rejette la proposition américaine en 14 points concernant la réouverture du détroit d'Ormuz.
Il réaffirme que "l'Iran ne permettra pas aux États-Unis de sortir de la crise qu'ils ont créée sans payer des réparations pour les dommages de guerre, le détroit restera fermé jusqu'à ce que les États-Unis paient".
Il dénonce comme une "mise en scène les annonces triomphales qui ont suivi la volte-face sur le projet Freedom", qualifié de "stratagème".
Un stratagème qui avait très bien fonctionné la veille, faisant plonger le baril de Brent sous les 100$ et flamber les indices US... et rebaisser le Dollar.
L'asymétrie des réactions (s'il s'agit de Trump ou des officiels iraniens) est également flagrante vis-à-vis de ce qui précède, puisque le baril ne reprend que 2$ (après -8$ la veille), et le Dollar Index reste de marbre avec un "$-Index" inchangé à 98,00.
L'euro grappille 0,08% vers 1,1755, le Franc suisse stagne, ainsi que le Dollar canadien, et 2 devises se montrent plus faibles que le billet vert : le Yen s'effrite de -0,2% vers 156,65$ et la Livre recule de -0,06% vers 1,3585.
Selon des estimations de Reuters et Bank of America, la BOJ aurait dépensé jusqu'à 74Mds$ pour soutenir le Yen fin avril face au billet vert et le ramener de 160 vers 156 : incidemment, cela pourrait amener le Japon à se délester de 40 à 50Mds$ de T-Bonds US.
La Livre perd également 0,15% face à l'Euro alors que la capacité de Keir Starmer à se maintenir comme premier ministre est de nouveau en question, avec un vote ce jeudi qui pourrait voir les "populistes" souverainistes créer un véritable séisme politique, avec un basculement du bipartisme vers le tripartisme. D'après les sondages, le Labour devrait se retrouver en minorité et le parti "Reform UK" devrait faire une percée en Angleterre, Ecosse et Pays de Galle.
L'incertitude politique est devenue un phénomène récurrent depuis le très court mandat de Liz Truss, victime de la sanction des marchés obligataires, et non des urnes. Mais la problématique de la dette ne cesse de constituer un casse-tête et le franchissement des 5% marquerait le retour d'une période chaotique pour le Royaume-Uni.
Au chapitre des statistiques, à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis (NFP), les inscriptions hebdomadaires au chômage ressortent en hausse de 10 000, à 200 000 contre 205 000 attendues, après 190 000 la semaine précédente, un niveau tout proche des plus bas historiques, dans une fourchette de 185 000 à 190 000.
La productivité a également dépassé les attentes au premier trimestre, en hausse de 0,8% contre 0,7% attendu, après une progression de 1,6% au trimestre précédent.
Le coût unitaire du travail a, lui, augmenté de 2,3%, contre un consensus de 2,6%, après 4,6% au trimestre précédent.
Les T-Bonds se retendent de 2 points vers 4,375%, le "30 ans" de 1,5 point à 4,957%, même écart pour le "2 ans" à 3,888%.
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